Manifestations

Ne sont indiquées ici que les activités qui ont lieu au Collège Mercier, place du Cardinal Mercier 14 à Louvain-la-Neuve : plan d'accès et, à partir de l'année 2009-2010, les activités conjointes avec les départements de philosophie et de sciences, philosophies et sociétés des FUNDP : plan d'accès, à partir de l'année 2011-2012, celles conjointes avec le centre de philosophie de l'ULB : plan d'accès.

Voir également le projet logique et ontologie et les activités du CNRL.

ANNEE ACADEMIQUE 2012-2013

Michael ARNDT (Universität Tubingen) : Logical Tomography
Jeudi 13 décembre 2012 de 14h à 16h, UCL local SOC 27

A fact not widely known is that Gentzen built his logistic calculi on top of the purely structural calculus which had been developed by Paul Hertz during the 1920s. Gentzen obtained his calculi by adding new rules governing the logical connectives and exhibiting that the working rule of Hertz' calculus, the cut rule, is obsolete in the context of these new rules.

The purpose of this talk is twofold.

Firstly, I shall demonstrate that, while Gentzen's proof theory might appeal to mathematicians with an interest in formal logic, it contributed to the obfuscation of the structural foundations of logic according to Hertz. It also contributed to the shifting of focus from the structure of logical clauses themselves to the mere arrangement of intermediate states of a derivation (although this was already indicated in Hertz' own investigations).

In the second part of the talk, I will present a graph-theoretic interpretation of proofs in the logistic calculi which does not focus on the intermediate stages of a derivation but on the underlying structural skeleton of the sequent itself. Such a structural skeleton could be interpreted as the meaning of the sequent. Technically, this is accomplished by employing the cut rule (in a restricted manner) repeatedly in order to separate a sequent into its elementary logical constituents, which are then given a graph-theoretic interpretation.


Sara UCKELMAN (Universiteit van Tilburg) : Epistemic logic in late eighteen Century
Jeudi 8 novembre 2012 de 14h à 16h, UCL local SOC 27


Sébastien RICHARD (ULB) : Lesniewski's Proofs of Impossibility of General Objects
Jeudi 18 octobre 2012 de 14h à 16h, UCL local SOC 27


Marc-Polycarpe MUTOMBO (Facultés Catholiques de Kinshasa) : Sémantique et/ou pragmatique chez S. A. Kripke
Jeudi 20 septembre 2012 de 14h à 16h, UCL local SOC 27

 

ANNEE ACADEMIQUE 2011-2012

Soutenance publique de la thèse de doctorat de
Jean-Pierre BADIDIKE : La rigidité des indexicaux auto-désignatifs : « Je » - «Ici » - «Maintenant »
Mardi 24 avril 2012 à 14 h, local SOC 21


Jean-Maurice MONNOYER (Université de Provence, Aix-Marseille 1) : La matière brute, les simples, et le problème de la composition
Jeudi 23 février 2012 de 14h à 16h, ULB, NB7. ART


Jean Paul VAN BENDEGEM (Vrije Universiteit Brussel) : A true history of strict finitism
Jeudi 9 février 2012 de 14h à 16h, UCL, local a124 (Salle Jean Ladrière)

Atelier de lecture Wittgenstein : les recherches philosophiques
Jeudi 9 février 2012 de 12h à 14h, UCL, local a124 (Salle Jean Ladrière)

Jean-Yves BEZIAU (Université Fédérale de Rio de Janeiro et Université de Munich (LMU)) : La logique paraconsistante de A à Z
Jeudi 22 décembre 2011 de 14h à 16h, ULB

Dans cette conférence je présenterai un panorama des logiques paraconsistantes, logiques dans lesquelles le principe de contradiction n'est pas en général valide. Après une étude des différentes définitions de la paraconsistante, de nombreux systèmes seront discutés : logiques construites avec des matrices de 3 ou 4 valeurs, avec des sémantiques bivalentes non vérifonctionelles, des sémantiques de Kripke, des calculs des séquents. Quelques résultats généraux seront présentés et les motivations philosophiques ainsi que de possibles applications seront discutées.

Bibliographie : J.-Y. Beziau, W.A. Carnielli and D.M.Gabbay (ed), Handbook of Paraconsistency, College publication, Londres, 2007.


José Antonio ERRÁZURIZ : Examen introductif de la portée de la contradiction performative en tant qu’outil d’argumentation
Jeudi 1 décembre 2011 de 14h à 16h, UCL, local a124 (Salle Jean Ladrière)

Atelier de lecture Wittgenstein : les recherches philosophiques
Jeudi 1 décembre 2011 de 12h à 14h, UCL local SOC 27


Mathieu CORNELIS (FUNDP) : La question de la réalité du temps et le devenir temporel
Jeudi 24 novembre 2011 de 14h à 16h, ULB local AW1.125

Atelier de lecture Wittgenstein : les recherches philosophiques
Jeudi 24 novembre 2011 de 12h à 14h, ULB local AW1.125


Vincent DEGAUQUIER (UCL) : Coupure, tiers-exclu et non-contradiction
Jeudi 20 octobre 2011 de 14h à 16h, ULB local R42.4.108

Issu de réflexions en théorie de la démonstration et en logique non classique, notre propos vise à mettre en évidence les relations qu'entretiennent les notions de coupure, de tiers-exclu et de non-contradiction en logique des prédicats. Pour ce faire, nous présenterons un calcul des séquents général permettant d'expliciter le rôle que jouent ces différentes notions en logiques non classiques. Nous montrerons que plusieurs formes de coupures sont possibles dans ce calcul des séquents et que certaines d'entre elles peuvent être assimilées tantôt au principe du tiers-exclu tantôt au principe de non-contradiction.

Atelier de lecture Wittgenstein : les recherches philosophiques
Jeudi 20 octobre 2011 de 12h à 14h, ULB local R42.4.108


Bruno LECLERCQ (ULg) : Statut ontologique et traitement logique des objets impossibles III
Jeudi 6 octobre 2011 de 14h à 16h, ULB local R42.4.108

Atelier de lecture Wittgenstein : les recherches philosophiques
Jeudi 6 octobre 2011 de 12h à 14h, ULB local R42.4.108

ANNEE ACADEMIQUE 2010-2011

COLLOQUE FITE : Philosophie et Langage ordinaire I : Antiquité, Moyen Age, Renaissance
Jeudi 19 et vendredi 20 mai 2011


CONVERSAZIONE, animée par Bao Long DANG VAN : Logique et Catégories
Mercredi 18 mai 2011 de 10h45 à 12h45 local b 244


Philippe KREUTZ (ULB) : Le statut ontologique des propositions
Jeudi 12 mai 2011 de 14 h à 16 h, local SOC 27

Atelier de lecture Wittgenstein : les recherches philosophiques
Jeudi 12 mai 2011 de 12 h à 14 h, local SOC 27


Sébastien RICHARD (ULB) : La Gegenstandstheorie de Meinong : au-delà de l'être et du non-être
Jeudi 7 avril 2011 de 14 h à 16 h, local SOC 27

La théorie de l'objet de Meinong est certainement la plus importante des Gegenstandstheorien qui fleurirent dans l'école brentanienne. Dans cet article, nous voudrions tout d'abord montrer comme une telle théorie a pu émerger, à partir de Twardowski, dans la recherche d'une solution au paradoxe issu de la rencontre de la thèse des représentations sans objet de Bolzano et de la thèse d'intentionnalité de Brentano. Ensuite, il s'agira d'exposer comment le projet d'une théorie de l'objet en général, simplement esquissé par Twardowski, a été approfondi par Meinong. Celui-ci a élaboré une théorie dans laquelle la notion d'objet n'est plus inféodée à l'objet réel, au préjugé en faveur de l'effectivité de la métaphysique classique, mais inclut également des objets idéaux, des objets incomplets et même des objets contradictoires. Nous nous intéresserons plus particulièrement aux modalités de cet élargissement de la notion d'objet allant jusqu'à comprendre des objets « hors l'être », de telle sorte que Meinong ait pu soutenir la thèse, apparemment paradoxale, selon laquelle « il y a des objets à propos desquels on peut affirmer qu'il n'y en a pas ».

Atelier de lecture Wittgenstein : les recherches philosophiques
Jeudi 7 avril 2011 de 12 h à 14 h, local SOC 27


CONVERSAZIONE, animée par Vincent DEGAUQUIER et Damien SERVAIS : Théorie des ensembles et logique bivalente
Jeudi 31 mars 2011 de 14 h à 16 h, local b 244


CONVERSAZIONE, animée par Marcel CRABBÉ et Damien SERVAIS : Théorie des ensembles
Jeudi 24 mars 2011 de 14 h à 16 h, local b 244


Thierry LUCAS : L'action comme application cohérente d'un ensemble de conditions vers l'ensemble des résultats
Jeudi 17 mars 2011 de 13 30 h à 15 30 h, local SOC 27

Atelier de lecture Wittgenstein : les recherches philosophiques
Jeudi 17 mars 2011 de 12 h à 14 h, local SOC 27


Soutenance publique de la thèse de doctorat de
Salima DJERRAH : Le principe de contradiction est-il un principe logique ? Łukasiewicz vs Aristote
Lundi 14 mars 2011 à 14h30, local SOC 21


Bart VAN KERKHOVE (Vrije Universiteit Brussel) : Trouble in Paradise : Mathematical Indispensability and Beyond
Jeudi 3 mars 2011 de 14 h à 16 h, local SOC 27

Atelier de lecture Wittgenstein : les recherches philosophiques
Jeudi 3 mars 2011 de 12 h à 14 h, local SOC 27


CONVERSAZIONE, animée par José Antonio ERRÁZURIZ : Autour de la contradiction performative
Mercredi 16 février 2011 de 14 h à 16 h, local b 244

Igal KVART (Hebrew University of Jerusalem) : The pragmatics aspects of knowledge
Jeudi 10 février 2011 de 14 h à 16 h, local SOC 27


Soutenance publique de la thèse de doctorat de
Vincent DEGAUQUIER : Recherches sur la bivalence
Jeudi 20 janvier 2011 de 14 h à 16 h, local SOC 21


Patrick ALLO (Vrije Universiteit Brussel) : Discrimination and Disagreement in Informational Semantics
Jeudi 9 décembre 2010 de 14 h à 16 h, local LA 556 (FUNDP - Bibliothèque de philosophie)

The prima facie case for considering “informational semantics” as an alternative explication of the notion of logical consequence alongside the model-theoretical and the proof-theoretical one is easily summarised. Where the model-theory is standardly associated with a defence of classical logic (CL), and proof-theory with a defence of intuitionist logic (IL), informational semantics seems to be wedded to relevant and other substructural logics (RL). As such, if the CL, IL, RL trio is a representative chunk of a broader range of logical options, informational semantics surely has its place. Yet, it is even easier to dismiss the suggestion that informational semantics provides an apparently missing third conception of logical consequence. After all, isn't it just a variant of the usual interpretation of the Routley-Meyer relational semantics rather than a genuine alternative to a model-theoretic account? Or worse, isn't it a mere metaphor? In the present paper, we want to consider a more subtle answer to the question of whether informational semantics is a real alternative for the two more traditional contenders. Our discussion undoubtedly leaves many questions unanswered. We mainly try to give the reader an idea of why informational semantics is a genuine and attractive alternative. To that end, we sketch two complementary pictures of the informational approach to logical consequence: a traditional model-theoretic one, and a more abstract one based on the inverse relation between logical discrimination and deductive strength.


Bruno LECLERCQ (ULg) : Statut ontologique et traitement logique des objets impossibles II
Jeudi 18 novembre 2010 à 14 h, local LA 556 (FUNDP - Bibliothèque de philosophie)

Après une brève présentation de certains enjeux philosophiques de la théorisation des objets impossibles chez Bolzano, Twardowski, Husserl, Meinong et Russell, il s'agira de discuter des outils formels les mieux adaptés pour rendre compte des énoncés et raisonnements portant sur de tels objets. Avec Karel Lambert, Richard Routley, Terence Parsons, Dale Jacquette ou encore Jacek Paśniczek, la théorie canonique russellienne se verra opposer différents développements de logiques modales, libres, paraconsistantes ou encore « meinongiennes ». Au terme de l'analyse, sera reposée la double question du statut ontologique des « objets » impossibles, ainsi que de la nature de l'impossibilité qui les frappe.


Jean-Michel COUNET : Logique dialectique et formalisation
Jeudi 28 octobre 2010 de 14 h à 16 h, local LA 556 (FUNDP - Bibliothèque de philosophie)

Jean-Yves BÉZIAU (Université de Neuchâtel) : La Logique Universelle — De Paul Hertz à Dov Gabbay
Jeudi 28 octobre 2010 de 11 h à 13 h, local LA 556 (FUNDP - Bibliothèque de philosophie)

La logique universelle est une étude générale des structures logiques, de la même manière que l'algèbre universelle est une étude générale des structures algébriques, mais il ne s'agit pas des mêmes structures. Nous expliquerons comment peuvent être considérées les structures logiques en faisant une rétrospective remontant jusqu'aux travaux de Paul Hertz. Nous parlerons également des principaux problèmes de la logique universelle : identification de différentes structures logiques, traductions entre logiques, combinaison de logiques (sujet développé principalement par Dov Gabbay).


Soutenance publique de la thèse de doctorat de
Julien MARÉCHAL : Comment faire les choses. Du pluralisme des descriptions de l'action
Jeudi 30 septembre 2010 à 16 h 30, local SOC 21

L'idée à critiquer affirme que toute action ne consiste qu'en des mouvements physiques : une action est un mouvement du corps. La critique est que si toute action inclut des mouvements physiques, elle ne consiste pas seulement, juste, exclusivement en des mouvements physiques. Ainsi, pour toute action, il y a (probablement) un mouvement du corps, mais ce n’est (souvent) pas là la seule composante de l’action. J. L. AUSTIN a développé des techniques de description de l’action en continuité avec cette critique. C’est pourquoi, à partir de la notion de « modèle » telle qu’elle apparaît chez Austin, nous avons répertorié et développé plusieurs de ces techniques de description. Il devient alors clair qu’elles s’opposent à un usage abusif de dispositifs analytiques très répandus, comme « savoir sous une description », « l’effet accordéon » ou encore « l’avalement ». Si ces dispositifs semblent reposer sur le même fait qu’est la multiplicité des manières de décrire l’action, seuls les modèles que nous avons développés sont compatibles avec un véritable pluralisme des descriptions de l’action.

ANNEE ACADEMIQUE 2009-2010

Salima DJERRAH : Une approche non classique des principes fondamentaux de la logique
Jeudi 20 mai 2010 de 14 h à 16 h, local SOC 41

L'un des aspects les plus importants de « Du principe de contradiction chez Aristote » (1910) de Jan Łukasiewicz est son anti-psychologisme. Łukasiewicz consacre trois chapitres pour discuter les points suivants :

  1. le rapport du principe psychologique aux principes ontologique et logique de contradiction ;
  2. la critique de la preuve aristotélicienne du principe psychologique de contradiction ;
  3. la critique du principe psychologique de contradiction.
Le but de notre intervention est :
  1. d'expliquer le sens que Łukasiewicz donne au mot « psychologique » dans sa critique du principe psychologique de contradiction ;
  2. de montrer la valeur de cette critique pour son ouvrage de 1910, ainsi que pour l'ensemble du courant anti-psychologiste dans les recherches logiques.

Atelier de lecture Référence, sens, signification
Jeudi 20 mai 2010 de 12h à 14 h, local SOC 41


Vincent DEGAUQUIER : Logiques (non) classiques
Jeudi 6 mai 2010 de 14h à 16 h, local SOC 41

La logique a pour objet premier la correction des raisonnements. À cet égard, nous nous intéresserons à la notion de séquent — qui généralise celle de raisonnement. L'investigation logique distingue habituellement deux approches conceptuellement indépendantes : l'une sémantique et l'autre axiomatique. Qu'elle soit abordée par le biais sémantique ou axiomatique, la correction des séquents est définie à partir de principes qui sous-tendent la démarche logique. Dans cette perspective, il est courant d'opposer à la logique classique toute logique qui transgresse au moins un de ses principes. Nous critiquerons cette opposition en montrant à partir d'une approche exclusivement axiomatique — sous la forme de calcul des séquents — que la logique classique est un cas particulier de logique non classique.

Atelier de lecture Référence, sens, signification
Jeudi 6 mai 2010 de 12h à 14 h, local SOC 41


Richard PETTIGREW (University of Bristol) : Only up to isomorphism? Category theory and the foundations of mathematics
Jeudi 22 avril 2010 de 14h30 à 16 h, local SOC 41

A number of philosophers of mathematics have recently debated the claim that category theory provides a foundation for mathematics that is autonomous with respect to the orthodox foundation in set theory. The debate has yielded progress: after some initial confusion, the particular theories from within category theory that are proposed as foundations have been identified precisely, and in some cases the autonomy of these theories with respect to the orthodox foundation has been defended -- at least for one sort of autonomy. However, there are other sorts of autonomy that have not been considered in much detail. We wish to introduce a distinction between three types of autonomy, which we call logical autonomy, conceptual autonomy, and justificatory autonomy. The debate so far has been concerned almost exclusively with the first sort of autonomy. Yet all three are required before a foundation can claim genuine independence from the set-theoretic orthodoxy. We focus on one of the putative category-theoretic foundations, the elementary theory of the category of sets, and argue that it can claim logical autonomy with respect to orthodox set theory. We then explore the possible arguments that could be made for or against the conceptual and justificatory autonomy of this theory.


Jacques RICHE : Fondements des mathématiques et de la logique au XIXème siècle
Jeudi 1 avril 2010 de 14h à 16 h, local SOC 41

On examinera quelques unes des sources de Whitehead dans les mathématiques et la logique du 19ème siècle. En particulier, les travaux de H. Grassmann. Celui-ci nous permettra de greffer au seminaire quelques réflexions qui devaient être exposées dans le séminaire du centre de « Philosophie et Textualités » sous le titre « Ethical Proofs ». Et ainsi, peut être, de subsumer l'un à l'autre.

Atelier de lecture Référence, sens, signification
Jeudi 1 avril 2010 de 12h à 14 h, local SOC 41


Isabelle DROUET : Théorie causale de la décision et théories de la causalité
Jeudi 18 mars 2010 de 14h à 16 h, local SOC 41

Depuis les années 1970, certains auteurs soutiennent que la théorie de la décision ne peut pas faire l'économie de considérations causales. Ils défendent ce qu'on appelle « théorie causale de la décision ». De l'autre côté, la philosophie de la causalité s'est considérablement développée ces cinquante dernières années, et il existe aujourd'hui au moins trois grandes conceptions de la causalité qui semblent pouvoir être mobilisées dans le cadre de la théorie causale de la décision. Dès lors, la question se pose de savoir si adopter des conceptions de la causalité différentes conduit à des théories causales de la décision différentes. Très récemment, Jim Joyce a défendu une réponse négative à cette question. Je me propose de discuter les arguments qu'il avance en faveur de cette thèse et, en conséquence, de nuancer sa réponse.

Atelier de lecture Référence, sens, signification
Jeudi 18 mars 2010 de 12h à 14 h, local SOC 41


Mathieu CORNELIS : L'identité à travers le temps et la loi de l'indiscernabilité des identiques de Leibniz
Jeudi 4 mars 2010 de 14h à 16 h, local SOC 41

Je présenterai les critiques de David Wiggins (« Sameness and Substance ») au sujet de la thèse de la relativité de l'identité en faveur d'une théorie de la « Sortal Dependency ». David Wiggins développe ses critiques autour du principes de l'indiscernabilité des identiques de Leibniz. Il propose un formalisme intéressant afin de rendre compte du manque de pertinence de la thèse qui conçoit l'objet comme un événement.

Atelier de lecture Référence, sens, signification
Jeudi 4 mars 2010 de 12h à 14 h, local SOC 41


Jacques RICHE : 50 years of Kripke's lemma
Jeudi 17 décembre 2009 de 14h à 16 h, local LA 556 (FUNDP - Bibliothèque de philosophie)

À partir d'un article du même titre et à paraître dans un volume en mémoire de Robert K. Meyer (1932-2009), le séminaire portera sur le lemme de Kripke. Il s'agit d'un argument combinatoire utilisé par S. Kripke en 1957 pour résoudre le problème de la décision d'un certain système de logique substructurale. L'extension de ce résultat à d'autres systèmes par R. K. Meyer repose sur l'élaboration d'une variante du lemme de Kripke, le principe de divisibilité infinie, qui s'est avéré être une forme du lemme dit de Dickson, du théorème de la base finie de Hilbert, etc., arguments aujourd'hui si standards et si fréquemment utilisés dans les preuves de décidabilité ou de terminaison de programmes que la preuve (non triviale) en est souvent omise. Derrière ce principe (aspect logique et ontologique) se cache également cet autre, la descente infinie, dite de Fermat — ou parfois de Legendre —, qui nous vient d'Euclide. Ce principe (qui a pu faire rêver a une solution du dernier théorème de Fermat) est essentiel dans la preuve de la conjecture de Mordell sur les courbes elliptiques, conjecture dont certaines extensions ont permis a la théorie des modèles de se distinguer. Enfin, ce principe est évidemment lié au principe de contradiction et aux preuves non constructives.

Atelier de lecture Référence, sens, signification
Jeudi 17 décembre 2009 de 12h à 14 h, local LA 556 (FUNDP - Bibliothèque de philosophie)


Bertrand HESPEL : En passant par la physique
Jeudi 3 décembre 2009 de 14h à 16 h, local LA 556 (FUNDP - Bibliothèque de philosophie)

N'en déplaise à Kant, une ontologie phénoménale doit être complétée par une métaphysique.

Atelier de lecture Référence, sens, signification
Jeudi 3 décembre 2009 de 12h à 14 h, local LA 556 (FUNDP - Bibliothèque de philosophie)


Bruno LECLERCQ (ULg) : Statut ontologique et traitement logique des objets impossibles (II)
Jeudi 19 novembre 2009 de 14h à 16 h, local LA 556 (FUNDP - Bibliothèque de philosophie)

Après une brève présentation de certains enjeux philosophiques de la théorisation des objets impossibles chez Bolzano, Twardowski, Husserl, Meinong et Russell, il s'agira de discuter des outils formels les mieux adaptés pour rendre compte des énoncés et raisonnements portant sur de tels objets. Avec Karel Lambert, Richard Routley, Terence Parsons, Dale Jacquette ou encore Jacek Pasniczek, la théorie canonique russellienne se verra opposer différents développements de logiques modales, libres, paraconsistantes ou encore « meinongiennes ». Au terme de l'analyse, sera reposée la double question du statut ontologique des « objets » impossibles, ainsi que de la nature de l'impossibilité qui les frappe.

Atelier de lecture Référence, sens, signification
Jeudi 19 novembre 2009 de 12h à 14 h, local LA 556 (FUNDP - Bibliothèque de philosophie)


Bruno LECLERCQ (ULg) : Statut ontologique et traitement logique des objets impossibles (I)
Jeudi 5 novembre 2009 de 14h à 16 h, local LA 556 (FUNDP - Bibliothèque de philosophie)

Après une brève présentation de certains enjeux philosophiques de la théorisation des objets impossibles chez Bolzano, Twardowski, Husserl, Meinong et Russell, il s'agira de discuter des outils formels les mieux adaptés pour rendre compte des énoncés et raisonnements portant sur de tels objets. Avec Karel Lambert, Richard Routley, Terence Parsons, Dale Jacquette ou encore Jacek Pasniczek, la théorie canonique russellienne se verra opposer différents développements de logiques modales, libres, paraconsistantes ou encore « meinongiennes ». Au terme de l'analyse, sera reposée la double question du statut ontologique des « objets » impossibles, ainsi que de la nature de l'impossibilité qui les frappe.

Atelier de lecture Référence, sens, signification
Jeudi 5 novembre 2009 de 12h à 14 h, local LA 556 (FUNDP - Bibliothèque de philosophie)

ANNEE ACADEMIQUE 2008-2009

Julien MARÉCHAL : Pensées singulières
Jeudi 28 mai 2009 à 14 h, local SOC 21

On présentera deux types de conditions imposées à la possibilité de penser « a est F ». Nous les trouvons chez Strawson et Brandom qui reprennent et aménagent des idées frégéennes. La capacité d'identification d'un objet donné comme étant « le même, encore » leur est centrale. Sur base d'une comparaison des deux conceptions, l'une centrée sur la référence et l'autre sur l'inférence, on se demandera ce qu'exige à chaque fois l'exercice de cette capacité. On donnera des raisons de penser que ces deux approches sont trop restrictives et qu'un perspectivisme ancré dans l'action constitue une alternative prometteuse.

Atelier de lecture des Principia Mathematica
Jeudi 28 mai 2009 à 12 h, local SOC 21


Vincent DEGAUQUIER : Logiques paraconsistantes et/ou paracomplètes
Jeudi 7 mai 2009 à 14 h, local SOC 21

La logique dite classique peut être interprétée diversement selon qu'elle est envisagée soit comme une logique du Vrai soit comme une logique du Vrai et du Faux. Alors qu'une logique du Vrai suggère qu'il n'existe qu'une unique valeur de vérité — qui est le Vrai — et que tout énoncé est soit Vrai soit non-Vrai, une logique du Vrai et du Faux suggère qu'il existe exactement deux valeurs de vérité conçues de manière indépendante. Cette interprétation positive du Vrai et du Faux nous oblige alors à renoncer à leur interdéfinissabilité. Renoncer à concevoir la logique classique comme une logique univalente qui ne nécessite aucun principe additionnel nous conduit donc à la considérer comme une logique bivalente à la quelle doivent être ajoutés à la fois le principe du tiers-exclu et le principe de non-contradiction. Dans cette perspective, nous examinerons une logique bivalente qui se démarque de la logique dite classique dans la mesure où elle ne suppose aucun de ces deux principes.


Sébastien RICHARD (ULB) : La topologie dans l'ontologie formelle contemporaine
Jeudi 30 avril 2009 à 14 h, local SOC 21

Atelier de lecture des Principia Mathematica
Jeudi 30 avril 2009 à 12 h, local SOC 21


Mathieu CORNÉLIS (FUNDP) : De la persistance des objets dans le temps : Contribution de la logique temporelle au débat autour des objets quadridimensionnels
Jeudi 2 avril 2009 à 14 h, local SOC 21

Atelier de lecture des Principia Mathematica
Jeudi 2 avril à 12 h, local SOC 21


Cédric RIVIÈRE (UMH): Élimination des quantificateurs mixtes dans (R,Z) d'après Weispfenning
Jeudi 19 mars 2009 de 14h30 à 15h45, local SOC 21

Nous considérons la théorie élémentaire T des réels dans le langage L, contenant les constantes 0 et 1, les fonctions +, - et partie entière, ainsi que les relations < et les congruences modulo un nombre entier. Nous montrerons que T admet une élimination des quantificateurs effective et que ce résultat s'étend au language L' pour lequel on admet des multiplications scalaires par n'importe quel nombre rationnel. Cet exposé est basé sur l'article « Mixed real-integer linear quantifier elimination » de V. Weispfenning


Thomas BRIHAYE (UMH): Alternative semantics for timed automata
Jeudi 12 mars 2009 de 14h30 à 15h45, local SOC 21

Like most models used in model-checking, timed automata are an ideal mathematical model to represent systems with strong timing requirements. In such mathematical models, properties can be violated, due to unlikely events. Following ideas of Varacca and Völzer in their LICS'06 paper, we aim at defining a notion of “fair” correctness for timed systems. For this purpose, we introduce a probabilistic semantics for timed automata, which ignores unlikely (sequence of) events, and naturally raises a notion of almost-sure satisfaction of properties in timed systems. We prove that the almost-sure satisfaction has a corresponding topological interpretation in terms of largeness of the set of paths satisfying the property. We discuss both the relation between the two semantics and the decidability of the almost-sure satisfaction for omega-regular properties. The link between the two semantics is made thanks to the topological Banach-Mazur game. This talks is based on joint works with Christel Baier, Nathalie Bertrand, Patricia Bouyer, Marcus Groesser, Marcin Jurdzinski and Nicolas Markey.


Bertrand HESPEL (FUNDP) : Le monde selon Badiou: un exemple tiré de l'histoire des sciences
Jeudi 5 mars 2009 à 14 h, local SOC 21

Atelier de lecture des Principia Mathematica
Jeudi 5 mars 2009 à 12 h, local SOC 21


Patrick DEHORNOY (Caen) : Résultats de non-prouvabilité sur les tresses (travail en commun avec L. Carlucci et A. Weiermann)
Jeudi 15 mai 2008 à 15 45  h, local SOC 21

On construit de longues suites de tresses qui sont décroissantes vis-a-vis de l'ordre standard, et on en déduit que, contrairement à toutes les propriétés algébriques usuelles, certains énoncés combinatoires mettant en jeu l'ordre des tresses sont vrais, mais non prouvables dans les sous-systèmes \Sigma_1 ou \Sigma_2 de l'arithmétique de Peano.

La propriété de détermination
Jeudi 15 mai 2008 à 14  h, local SOC 21

La propriété de détermination est au coeur de la théorie des ensembles contemporaine. On introduira la notion de détermination d'un ensemble de nombres réels en termes de jeux à deux joueurs, et on montrera comment s'y ramènent des propriétes telles que la Lebesgue mesurabilité et la propriété de Baire. Ensuite, à l'aide de la notion de plongement élémentaire, on expliquera le lien, a priori peu intuitif, entre la propriété de détermination, qui ne concerne que des nombres réels, donc des objets petits, et les axiomes de grands cardinaux, qui mettent en jeu des objets gigantesques.


Thomas BRIHAYE (UMH) : Brève introduction à la complexité
Jeudi 8 mai 2008 à 15 45 h, local SOC 21

Après avoir fixé une notion « raisonnable » d'algorithme, nous montrerons l'existence de problèmes dits « indécidables », i.e. ne pouvant être résolus algorithmiquement. Nous nous intéresserons ensuite à la complexité d'un algorithme. Nous présenterons certaines classes classiques de complexité telles que P et NP. Nous concluerons en discutant brièvement de l'impact « pratique » du développement de la théorie de la complexité.

Olivier ESSER (ULB) : Théorie des ensembles (6)
Jeudi 8 mai 2008 à 14 h, local SOC 21

Schéma de réflexion et ensembles constructibles (suite et fin).

Anne-Marie SIMON (ULB) : Utilisation d'ultraproduits en algèbre commutative
Jeudi 17 avril 2008 à 15 45 h, local SOC 21

Olivier ESSER (ULB) : Théorie des ensembles (5)
Jeudi 17 avril 2008 à 14 h, local SOC 21

Schéma de réflexion et ensembles constructibles.


Roland HINNION (ULB) : Théorie des ensembles (4)
Jeudi 10 avril 2008 à 14 h et à 15 45 h, local SOC 21

Forcings particuliers. Antifondation. Modèles de termes.
Compacités & grands cardinaux.


Thomas RAPAILLE (Liège) : La logique de la pertinence est-elle pertinente pour la théorie des vérifacteurs ?
Jeudi 20 mars 2008 à 15 h 45, local SOC 21

Roland HINNION (ULB) : Théorie des ensembles (3)
Jeudi 20 mars 2008 à 14 h, local SOC 21

Modèles topologiques (structures uniformes). Limites projectives. Grands cardinaux (inaccessibles, ramifiables, compacts, mesurables). L'exemple des groupes « pro-finis ».


Mathieu DUCKERTS :  Une courte introduction à l'intuitionnisme
Jeudi 6 mars 2008 à 15 h 45, local SOC 21

Après avoir passé rapidement en revue la logique intuitionniste et les liens qu'elle entretient avec la logique classique, nous aborderons l'analyse intuitionniste en cherchant surtout à mettre en évidence quelques points de divergence fondamentaux vis-à-vis de l'analyse classique. Si le temps le permet, quelques mots seront dits sur la théorie constructive des ensembles.

Roland HINNION (ULB) : Théorie des ensembles (2)
Jeudi 6 mars 2008 à 14 h, local SOC 21

La classe des ordinaux dans ZF. Cardinaux. Problèmes de consistance. Interprétations. Modèles. Quelques constructions « classiques ».


Raf CLUCKERS (Leuven ; ENS)  :   Intégration motivique et b-minimalité
Jeudi 28 février 2008 à 15 h 30, local SOC 21

Dans une grande introduction, j'expliquerai l'histoire et la signification de l'intégration motivique. Dans une deuxième partie de l'exposé j'expliquerai une nouvelle notion de géométrie modérée, la b-minimalité, et comment elle est prometteuse dans le domaine de l'intégration motivique.


Jeff BURDGES (Manchester)  :  Odd type L*-groups with strongly embedded subgroups
Jeudi 21 février 2008 à 15 h 30, local SOC 21

The classification of simple groups of even type is one of the most surprising results in the theory of groups of finite Morley rank because it is an absolute theorem about large groups which says nothing about potentially smaller groups of degenerate type. Finding such an approach was rather important because degenerate type groups are currently believed to exist. We will explain one early result towards such a theorem in odd type, i.e. characteristic not two.


Olivier LE GAL (Rennes) : Une structure o-minimale sans décomposition cellulaire lisse
Jeudi 14 février 2008 à 15 h 45, local SOC 21

Il est connu que les ensembles définissables dans une expansion o-minimale du corps ordonné des réels admettent pour tout k une décomposition cellulaire en classe C^k. Néanmoins, tous les exemples réalisés de structure o-minimale vérifient une propriété plus forte de décomposition cellulaire lisse. La question se pose de savoir si cette propriété est générale. Dans un travail commun avec J.-P. Rolin, nous construisons une structure o-minimale ne vérifiant pas cette propriété.

Roland HINNION (ULB) : Théorie des ensembles (1)
Jeudi 14 février 2008 à 14 h, local SOC 21

Théories des ensembles; consistance ; types de modèles & interprétations ; ordinaux & cardinaux ; cardinaux inaccessibles.


Roland HINNION (ULB)  : Cours de théorie des ensembles pour modèle-théoriciens
Jeudi 7 février 2008 à 14 h 30, local SOC 21

Cette séance sera consacrée à recueillir les attentes des participants et à programmer les séances ultérieures.


COLLOQUE à Louvain-la-Neuve et Namur : Logique et Réalité
Mercredi 7 et Jeudi 8 novembre 2007

ANNEE ACADEMIQUE 2006-2007

Jean-Pierre BADIDIKE :  Expressions indexicales et explication polyphonique
Jeudi 31 mai 2007 à 14 h 30, local SOC 23

L'explication philosophique traditionnelle de la dépendance contextuelle des indexicaux se fait au moyen d'une distinction entre signification linguistique conventionnelle d'un terme et son contenu dans un contexte d'énonciation. Cette analyse bidimensionnelle est fonction d’une vue dyadique type-token, dont est tributaire l’explication polyphonique. Les choses se présentent autrement quand on considère que l'analyse sémantique se prête à une approche tridimensionnelle de « type, instance et occurrence » à mettre également en lien avec la vue triadique « contenu – contexte et monde possible ». Dans ce cas, les indexicaux gardent de la rigidité même dans les contextes obliques, ce qui, à l’inverse de l’explication polyphonique, préserve l’unicité du sujet parlant.

Thierry LIBERT (ULB) : Frege positif !
Jeudi 26 avril 2007 à 14 h 30, local SOC 23

La notion logique d'ensemble a été formalisée dans le système des « Grundgesetze der Arithmetik » de Frege. Malheureusement, comme Russell l'a montré, le système de Frege est inconsistant. Ce qui a été plus rarement souligné, par contre, c'est que ce système contient déjà le lambda calcul, lequel s'est avéré plus tard être consistant. Nous utiliserons ce fait pour présenter une version revue du système de Frege.

Vincent DEGAUQUIER : Le principe du paradoxe
Jeudi 19 avril 2007 à 14 h 30, local SOC 23

Dans le cadre de cette présentation, nous tenterons de répondre à deux questions : « Quelle est la raison de l'émergence des paradoxes logiques au sein de nos théories naïves ? » et « Quelles sont les conséquences théoriques de ces paradoxes ? ». Afin de répondre à ces questions, notre réflexion sera jalonnée par deux arguments. D'abord, à partir de l'alternative entre la consistance et la complétude posée par le premier théorème d'incomplétude de Gödel, nous montrerons que les paradoxes sont inhérents à nos théories naïves en raison de la nature de notre notion naïve de démonstration. Ensuite, nous tenterons d'établir qu'un relâchement du principe de non-contradiction est nécessaire, si nous souhaitons que nos théories soient aptes à rendre compte des paradoxes logiques de manière adéquate.

Salima DJERRAH : « Du principe de contradiction chez Aristote » de Łukasiewicz
Jeudi 29 mars 2007 à 14 h 30, local SOC 23

Julien MARÉCHAL : Vérité et signification: d'Austin à Strawson
Jeudi 22 mars 2007 à 14 h 30, local SOC 23

Austin et, à sa suite, Strawson ont chacun proposé une théorie des actes de parole. Le passage de la première formulation (Austin) à la seconde (Strawson) est significatif du point de vue de leur méthode en tant que philosophes du langage. Le débat sur la vérité qui les a divisés pose la question du type d' « attention » à apporter au langage et ainsi nous permet d'interroger les conditions et les enjeux de ce passage, tout à fait déterminant en ce qui concerne – entre autres – la théorie de la signification.

Karin VERELST (VUB) : Ontologie du paradoxe
Jeudi 15 mars 2007 à 14 h 30, local SOC 23

Traditionnellement les paradoxes sont considérés comme des « problèmes » qui reçoivent leur solution sur le plan épistémologique. Je vais montrer que, pour une classe spécifique de paradoxes au moins, une autre approche, que je qualifierais d'ontologique et qui revient à les considérer comme des descriptions de certains états factuels, n'est pas seulement possible, mais aussi beaucoup plus intéressante. L'interprétation et la modélisation mathématique des paradoxes de Zénon, par exemple, pourront ainsi être présentées sous une lumière nouvelle.

Thierry LIBERT (ULB) : Complétude des systèmes logiques d'ordre supérieur (d'après Henkin)
Jeudi 30 novembre 2006 à 14 h 30, local SOC 43

Bruno MARCHAL (Iridia/ULB) : Gödel, Löb et Plotin
Jeudi 4 mai 2006 à 14 h 30, local SOC 25

Plotin, néoplatoniste du troisième siècle de notre ère, a proposé une théorie originale expliquant, entre autres choses, l'origine et la nature de la matière(**). En utilisant quelques idées pédagogiques dues à Raymond Smullyan(*), nous introduirons les théorèmes de Gödel et de Löb ainsi que la logique modale de l'autoréférence. Nous allons alors décrire une interprétation des principaux termes de la théorie de Plotin -les hypostases- au moyen de la logique de l'autoréférence en arithmétique. Il en découlera une série d'interprétations arithmétiques de la théorie de la matière de Plotin, et nous illustrons finalement comment ce genre de théorie est empiriquement testable.
(*) Smullyan, R. « Forever Undecided », Alfred A. Knopf (eds), New-York, 1987.
(**) Plotin, Ennéades II, traité IV, « Des deux Matières », traduction de Émile Bréhier, Editions « Les Belles Lettres », 1924, Paris.

Julien MARÉCHAL : Quelle sémantique pour les indexicaux ? Puzzles et solutions
Jeudi 30 mars 2006 à 14 h 30, local SOC 25

Toute sémantique qui se propose de rendre compte du comportement des expressions indexicales doit développer un certain type de rapport entre le contenu d'une énonciation et son contexte. Dans ce cadre, les différentes approches (principalement les approches néo-frégéennes et néo-russelliennes) se heurtent à certains 'puzzles' - comme, par exemple, la question de la valeur cognitive des expressions démonstratives. À partir de ces puzzles, nous examinerons le développement des divisions entre contenu et contexte sous-jacentes aux diverses solutions apportées afin de définir à chaque fois le type de dépendance contextuelle propre à l'indexicalité.

Vincent DEGAUQUIER : Le premier théorème d'incomplétude de Kurt Gödel. Une introduction à l'article de 1931
Jeudi 23 mars 2006 à 14 h 30, local SOC 25

A l'occasion du centenaire de la naissance de Gödel, nous consacrerons notre présentation à une analyse ainsi qu'un commentaire de son célèbre article intitulé « Sur les propositions formellement indécidables des Principia Mathematica et des systèmes apparentés I ». Notre propos aura pour objet le premier théorème d'incomplétude (le théorème VI de l'article). Nous analyserons tout d'abord la démonstration proposée par Gödel lui-même. Ensuite nous commenterons certains points de la démonstration tels que la notion de fonction récursive (cf. Kleene), l'hypothèse de l'ω-consistance (cf. Rosser), etc. Enfin, nous tenterons une mise en perspective de ce théorème par le biais de quelques remarques conclusives.

Salima DJERRAH : Le problème des futurs contingents chez Aristote et dans les systèmes trivalents
Jeudi 16 mars 2006 à 14 h 30, local SOC 25

Dans le chapitre IX du De l'interprétation, deuxième livre de l'Organon, Aristote pose la question de la nécessité, de la vérité ou de la fausseté des propositions singulières portant sur le futur. A travers ce chapitre, il édifie sa théorie de la connaissance des futurs contingents qui répond fondamentalement à la thèse mégarique systématisée par Diodore Cronos. Ce dernier pose la valeur absolue du principe du tiers-exclu, en l'appliquant sans restriction même aux propositions à venir. Nous envisageons d'exposer, tout d'abord, l'examen et la critique d'Aristote de la théorie mégarique. Il sera ensuite question de la solution d'Aristote : la nécessité conditionnelle et l'exception au principe de bivalence. Le logicien polonais Jan Łukasiewicz, tout en s'inspirant de ce chapitre IX, refuse de sauver la contingence dans une logique bivalente. Nous tentons de montrer les difficultés mises en évidence de l'acceptation de la solution d'Aristote et de présenter son alternative qui consiste à préserver la contingence dans un système trivalent. Ainsi, dans ce troisième point, nous préciserons les limites de la solution Łukasiewiczienne.

Isabelle BERLANGER : La quantification ramifiée en grammaire générative (Thèse)
Lundi 19 décembre 2005 à 14 h, local SOC-240

Nous menons, dans le cadre de la grammaire générative chomskienne, une analyse formelle des énoncés ramifiés du langage naturel. Ces énoncés présentent des quantificateurs non linéairement dépendants, qui doivent être traités « en parallèle », alors que leur ordre d'apparition en surface est nécessairement linéaire. Ce phénomène est connu en logique sous le nom de ramification (« branching quantification ») ; en grammaire générative il se traduit par des exigences contradictoires au niveau de la relation de c-commande : symétrie par l'absence de c-commande entre constituants quantifiés au niveau de la forme logique (LF) et antisymétrie par la relation de c-commande asymétrique au niveau de la forme de surface. Pour sortir de cette impasse nous introduisons un nouveau type d'objets que nous avons nommés objets doubles. Les objets doubles créent localement des îlots non linéaires qui permettent d'obtenir la linéarité recherchée en surface sans induire de dépendance au niveau de la forme logique. Leur introduction est justifiée par ailleurs par le traitement qu'ils permettent de la coordination, un phénomène étroitement lié à la ramification. Grâce aux objets doubles tous les types de ramification, avec ou sans coordination, reçoivent une représentation adéquate, menant à une interprétation correcte. Nos résultats trouvent également une application en logique modale épistémique, et pour la représentation de l'interrogation multiple.

Philippe de GROOTE (Loria, Nancy) : Grammaires catégorielles abstraites : définition et propriétés
Jeudi 24 novembre 2005 à 14 h 30, local SOC 25

Les grammaires catégorielles abstraites sont un nouveau formalisme permettant de décrire la syntaxe et la sémantique des langues naturelles. D'un point de vue technique, elles sont basées sur le fragment implicatif de la logique linéaire et génèrent des langages de lambda-termes linéaires (ce qui généralise à la fois les langages de mots et les langages d'arbres). Dans cet exposé, j'introduirai le formalisme et en présenterai plusieurs propriétés (décidabilité, complexité, pouvoir d'expression...).

Kristof DE CLERCQ (Universiteit Gent) : A Unifying Approach to Erotetic Reason»ing
Jeudi 10 novembre 2005 à 14 h 30, local SOC 25

All erotetic logics (Harrah, Belnap, Hintikka, Wiśniewski) suffer from some major drawbacks: the logical omniscience problem and the absence of a decent proof theory, the evocation and implication of irrelevant questions, the reduction of which-questions to whether-questions, omega-completeness and non-compactness, inapplicability to inconsistent premise sets.
Instead of developing a new, possibly better, logic of questions, I have chosen to elaborate a general approach, from which contextually useful erotetic logics can be obtained:
(i) Formally this comes down to a reduction of logics of questions within a modal framework.
(ii) The central problems for logics of questions are analyzed at the level of the general approach, and it is shown how these problems can be resolved.
(iii) By adding additional restrictions to the general approach, one obtains existing approaches, e.g. Wiśniewski's erotetic concepts.

Thomas FORSTER (University of Cambridge) : Le système NF de Quine
Jeudi 10 novembre 2005 à 11 h, local SOC 25

La théorie ensembliste NF (pour «New Foundations») a été conçue par Quine fin des années 30, initialement comme une simplification de la théorie des types; elle a été et est l'objet de multiples travaux, entre autres de logiciens belges, suite à l'intérêt tout particulier que lui a porté Maurice Boffa. Ses aspects surprenants, comme son incompatibilité, sous sa forme forte, avec l'axiome du choix et son extrême souplesse sous sa forme affaiblie (NFU), en font une théorie intéressante tant pour les mathématiciens que pour les philosophes.